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La vie en banlieue mérite d’être un sujet fort de cette campagne !

François Bayrou était à Mantes-la-Jolie et à Bonnières-sur-Seine, vendredi 2 mars, à la rencontre des habitants de banlieue et des salariés d’une aciérie familiale.

En déplacement à Mantes-la-Jolie pour parler banlieue, François Bayrou s’est posé en rassembleur d’un pays en proie aux divisions, comme en témoignent François Hollande et Nicolas Sarkozy dont il a dénoncé les « chicayas » et « combats de coqs ».

« La France est actuellement un pays dans lequel tout est affrontements, tensions, disputes, mises en accusation », a déclaré le candidat à la présidence de la République en dénonçant ceux « qui jettent de l’huile sur le feu entre les partis, religions, professions ». « Notre pays mérite qu’on apprenne au contraire aux gens à vivre ensemble », dit-il. Il a notamment pris en exemple de ces divisions « les chicaillas » ayant selon lui opposé Nicolas Sarkozy et François Hollande, après les incidents qui ont émaillé la visite du président-candidat à jeudi Bayonne.

« Une campagne, ce ne doit pas être ces combats de coqs qui s’interpellent et s’injurient en même temps, cela doit être la prise de conscience des problèmes qui se posent pour les gens », a lancé le leader centriste. « Et, je n’ai personnellement aucune intention de participer à leur perpétuelle guérilla ». Pour preuve de sa volonté de traiter les « vrais sujets », François Bayrou s’est rendu à Mantes-la-Jolie pour dialoguer avec « cette banlieue dont on ne parle pas ». « C’est la grande absente de cette campagne et je ne veux pas que cela dure », a-t-il affirmé.

« La vie en banlieue mérite d’être un sujet fort de cette campagne »

Première étape de la journée : la radio associative LFM, où il a répondu aux questions de quatre adolescents. Il a ensuite rejoint la dalle du Val-Fourré pour déjeuner avec des commerçants et prendre un bain de foule dans les allées du marché. « La banlieue est absente de la campagne. On en parle pas ou très peu, alors qu’elle mérite au contraire qu’on entraîne les Français à réfléchir à la manière dont évolue la vie dans ces quartiers qui comptent près de 10 millions de Français, c’est-à-dire un Français sur six ! Problèmes de transports en commun, difficultés de voisinage, discrimination… Beaucoup ont l’impression que tout le monde n’est pas égal et c’est la vérité », a-t-il souligné.

Heureux de se faire photographier à ses côtés, ses interlocuteurs lui ont témoigné leur laissitude face « aux promesses de campagne qui ne sont jamais suivies d’effets ». Un dialogue improvisé qui les amena à aborder des sujets aussi cruciaux que le chômage des jeunes, la prison ou l’accés à la nationalité. « Je suis à peu près sûr que les Français de toutes conditions et de tous âges ont des problèmes que le pouvoir actuel et le Parti socialiste ne comprennent pas et ne traitent pas. Je porte pour ma part, depuis longtemps, une attention particulière à la situation de ceux que l’on sacrifie », a défendu le député des Pyrénées-Atlantiques.

« Un ministère de l’Égalité, qui agisse contre toutes les formes de discrimination »

Sous les regards satisfaits, François Bayrou est ainsi revenu sur une série de propositions concrètes, telle l’école des parents ou l’offre d’un emploi sans charge pendant deux ans pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés. Surtout, il a réaffirmé sa volonté de créer un ministère de l’Égalité, doté des moyens nécessaires, qui permette de dépasser le « bla-bla » pour lutter réellement contre toutes les formes de discriminations.

« Je propose une chose simple et importante, qui s’adresse à tous ceux qui se sentent victimes de discrimination, de toutes les formes de discrimination, qu’il s’agisse du sexe, de l’origine géographique, de la couleur de peau, de la religion, des manières de vivre et de ressentir les choses. Tout ce qui fait que, quand on est un peu différent, on se sent mal vu. La vérité est qu’aujourd’hui l’égalité n’existe pas. Ce ministère de l’égalité sera celui de toutes les égalités », a détaillé le député des Pyrénées-Atlantiques.

« Avec de bons investissements et une bonne stratégie, aucun marché ne nous est interdit »

François Bayrou a poursuivi son périple par la visite impromptue d’une aciérie familiale de 230 ouvriers. Implantée à Bonnières, au bord de la Seinbe, elle fabrique du fer à béton. Le directeur l’avait invité quelques heures plus tôt à constater que l’on pouvait « produire en France » dans un secteur concurrentiel. « Je ne fais aucun passage obligé, je suis là où je trouve juste d’être, là où se joue le destin du pays. Ici, nous sommes à la base de la pyramide des besoins du bâtiment », a-t-il commenté à son arrivée.

« Après deux ans difficiles, le marché reprend. Notre compétence est reconnue, nous exportons dans toute l’Europe et en Afrique du Nord. Nous sommes capables de fournir rapidement une grosse quantité de produits, que nous acheminons notamment par bateaux », a détaillé un salarié. Une production qui a pour particularité de n’utiliser pour matière première « que de l’acier de récupération, qui par exemple du démantèlement de bâtiment ou de carcasses de voitures ».

« Vous m’auriez demandé il y a quelques jours si une une entreprise moyenne, une PME, pouvait être concurentielle sur le marché du fer à béton je vous aurais dit non. J’aurais cru, comme tout le monde, que c’est impossible. Et en réalité on s’aperçoit qu’on peut ! C’est impressionnant et ça prouve qu’on peut gagner des batailles. Avec de bons investissements et avec une bonne stratégie, aucun marché ne nous est intedit », a pointé le député des Pyrénées-Atlantiques.

Observant chaque étape de la chaine de production, du métal en fusion à son refroidissement, jusqu’au laminage des barres d’acier, le candidat à la présidence de la République s’est dit « impressionné » par l’expertise et le dynamisme des salariés. « Produire en France est une question absolument essentielle pour l’avenir du pays. Si on peut le faire dans le fer à béton, on peut le faire partout », a-t-il martelé avec conviction.

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